Bilan de mi-année 2021


Des vivres pour la plage

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Après une année 2020 catastrophique sur le plan de la lecture, je reprends le chemin des livres. J’ai encore la gueule de bois mais l’envie est revenue et la capacité d’attention et de compréhension essaient de suivre le mouvement. Il n’en reste pas moins que j’abandonne à la pelle, que je ne sais pas toujours vers quoi me tourner et que les petits gabarits ont ma préférence.

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Quelques chiffres

53 % des livres lus étaient écrits par des femmes contre 60 % en 2019 (les comparaisons avec 2020 ne sont pas pertinentes).

64 % des auteurs lus l’étaient pour la première fois contre 70 % en 2019.

J’ai lu à deux reprises Aimee Bender, Ferdinand Von Schirach, Denise Mina, Maggie O’Farrell (mais je ne compte pas poursuivre avec les deux dernières).

J’ai sorti 2 livres de ma PAL historique contre 6 en 2019 (à la même époque). Il faut dire que mes efforts portent surtout sur la PAL de l’année et que ma PAL totale étant désormais assez restreinte,  je peux difficilement en sortir les livres par wagons entiers.

Comme en 2019, les trois quarts de mes lectures étaient européennes dont un tiers n’était ni francophone, ni anglophone (même proportion en 2019) et couvrait 7 pays différents. J’ai beaucoup de mal à progresser sur la diversité européenne, non par mauvaise volonté mais parce que ces textes ne sont pas mis en avant donc peu connus et encore plus difficiles à se procurer.

Mes lectures francophones se répartissent entre la France, avec aussi une autrice d’origine coréenne, la Belgique, le Québec et l’Irlande (avec Beckett). 

Mes lectures anglophones, quant à elles, couvrent l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Irlande et l’Ecosse. L’hémisphère sud manque à l’appel (mais deux lectures australiennes sont prévues dans le trimestre à venir).

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Mes meilleures lectures

Sur un plan qualitatif, le meilleur a côtoyé le pire. Si je pourrais lister une dizaine de livres qui sortent (positivement) du lot, je citerai uniquement la crème : Le jour où le désert est entré dans la ville, des nouvelles de la franco-coréenne Guka Han (Verdier), Un papillon, une rose, un scarabée, le dernier roman de l’américaine Aimee Bender (L’Olivier, traduction par Céline Leroy), Jeu blanc du canadien ojibwé Richard Wagamese (Zoé, traduction de Christine Raguet) et Ferdinand Von Schirach dont j’ai lu ce semestre Sanction (des nouvelles) et Terreur (une pièce de théâtre), bouclant ainsi toute son œuvre fictionnelle traduite en français à date.

Je me suis également lancée le défi de lire des autrices de polars. Pour l’heure, j’ai donc lu Dolores Redondo, Hannelore Cayre, Denise Mina et Simone Buchholz ; hormis la dernière, je n’avais jamais lu les autres auparavant.

Bel été à toutes les personnes qui passeront ici !

Lectures de juin 2021

Depuis plusieurs années, je cherche une façon de publier qui me convienne : je savais ce que je voulais mais je n’arrivais pas à trouver la formule adéquate. Il me semble avoir enfin trouvé quelque chose de satisfaisant. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques.

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Maison de poupée – Henrik Ibsen

D’où ? –

Pourquoi le lire ? Un classique, un prix Nobel

Comment c’était ? C’est une excellente question, à laquelle je ne sais toujours pas répondre. L’approche d’Ibsen m’a paru intéressante mais déstabilisante dans sa façon d’aborder le sort des femmes à une époque et dans un milieu où on ne leur demande rien d’autre que de faire de la figuration. En vérité, il me faudrait relire la pièce pour mieux m’en imprégner, maintenant que j’en connais l’issue et, surtout, le cheminement. J’ai du mal à décider si l’histoire et le personnage de Nora sont réalistes ou trop formatés.

Et ensuite ? J’ai pour projet de lire Ce qui arriva après le départ de Nora d’Elfriede Jelinek (en plus, cela me fera lire une autre Nobel, qui plus est jamais lue). Pas de suite, cela dit, car c’est un grand format et que je n’en achète qu’exceptionnellement.

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Tokyo, la nuit – Nick Bradley

D’où ? Repéré dans les nouveautés de Belfond

Pourquoi le lire ? Pour le format de la narration (des histoires reliées entre elles), un style à mi-chemin entre le roman et la nouvelle et que je goûte  toujours avec plaisir du moment que c’est bien agencé.

Comment c’était ? Cliquer sur le titre pour accéder à mon avis complet. 

Et ensuite ? Cette lecture m’a donné envie de lire d’autres livres construits sur ce schéma. Si vous avez des idées, merci de m’en faire part.

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Pardon si je dérange – Patrick Cottrell

D’où ? Repéré sur NetGalley

Pourquoi le lire ? Je croise rarement des livres qui mettent en scène des enfants adoptés, qui plus est asiatiques.

Comment c’était ? Étrange et perturbant. Cliquer sur le titre pour accéder à mon avis complet.

Et ensuite ? J’aimerais lire d’autres livres centrés autour de personnages asiatiques ne vivant pas en Asie. Ne sachant comment on peut repérer un livre sur ces critères, je suis intéressée par toute suggestion.

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Blanc autour – Wilfrid Lupano et Stéphane Fert

D’où ? Découvert grâce à un RT de Choup’ sur Twitter signalant que la BD avait gagné un prix et qu’il était mérité.

Pourquoi le lire ? Je lis trop peu de BD, la médiathèque l’avait et ce format correspondait bien à l’état de mon cerveau. En outre, le sujet me semblait prometteur.

Comment c’était ? Excellent. Cliquer sur le titre pour accéder à mon avis complet.

Et ensuite ? Sans avoir de projet précis, j’aimerais croiser d’autres histoires sur la ségrégation, écrites de la même façon, c’est-à-dire les plus factuelles possibles mais qui restent abordables. Je compte beaucoup sur le hasard pour en mettre sur mon chemin.


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Le château des animaux, tome 1 – Xavier Dorison et Félix Delep

D’où ? Repéré sur Livraddict

Pourquoi le lire ? Pour son thème (la dictature et la résistance) et son esthétique.

Comment c’était ? La lecture du préambule de Xavier Dorison rejoint tellement mon approche du sujet que j’étais conquise à ce stade. 

Et ensuite ? J’ai recommandé à la biblio d’acheter le tome 2 (et ma suggestion a été acceptée) et j’espère que les deux autres paraîtront dans un délai raisonnable (de suite serait parfait).

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After You’d Gone (Quand tu es parti) – Maggie O’Farrell

D’où ? Connu depuis longtemps

Pourquoi le lire ? Ayant beaucoup aimé son dernier roman, Hamnet, je voulais en découvrir un autre.

Comment c’était ? Nul. Je n’ai lu ce livre jusqu’au bout que par pur entêtement et cela n’en valait même pas la peine ! C’est niais, j’ai détesté la mère d’Alice et n’ai pas pour autant apprécié Alice dont l’immaturité m’a exaspérée. Par ailleurs, la construction temporelle est cauchemardesque et les longueurs infinies. Je n’ai même pas envie de reprendre la présentation de l’intrigue, que l’on peut trouver n’importe où de toute façon si l’idée de lire ce bouquin vous traversait quand même l’esprit.

Et ensuite ? Je vais arrêter ici l’exploration de l’œuvre de l’autrice.

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Nuit bleue – Simone Buchholz

D’où ? J’ai appris la parution du livre fin 2020 sur Twitter

Pourquoi le lire ? Je gardais un bon souvenir du premier volume des aventures de Chastity Riley, Quartier rouge.

Comment c’était ? Comme dans Quartier rouge, ce sont les personnages avant tout qui accrochent, leur solidarité, leur amitié. Ce volume les approfondit et les rend d’autant plus attachants. On se fiche un peu de l’enquête pour être honnête. Un excellent moment de lecture.

Et ensuite ? Poursuivre mes lectures d’autrices de polars. Je compte lire L’archipel des larmes de Camilla Grebe cet été.

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Fair-play – Tove Jansson

D’où ? Vu à la médiathèque

Pourquoi le lire ? L’autrice était sur mes listes depuis longtemps avec Le livre d’un été (que je n’ai jamais lu)

Comment c’était ? C’est le genre de livre dont je trouve difficile de parler car il ne repose sur rien de tangible. Au programme : amitié, amour, indépendance, liberté, travail de création. Je n’ai pas trouvé les deux personnages (calquées sur l’autrice et sa partenaire) particulièrement intéressantes en elles-mêmes mais leur relation, la confiance qui transparaît et leur mode de vie ont bien du charme ; elles ont alors dans les 70 ans mais leur esprit et leur comportement portent la fraîcheur et la fougue de la jeunesse. Et puis, même si le texte est d’une grande simplicité, il en ressort une véritable profondeur. 

Dans le fond, il n’y a qu’une seule chose à retenir : ne jamais se lasser, ne jamais devenir indifférent, ne jamais perdre sa précieuse curiosité…” (c’est l’évidence mais cela ne fait jamais de mal de le rappeler).

Et ensuite ? Je n’ai pas prévu de relire l’autrice car c’est le sujet du livre qui m’intéressait avant tout.

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La nuit sous le pont de pierre – Leo Perutz

D’où ? – 

Pourquoi le lire ? Perutz est un auteur dont j’aimerais lire toute l’œuvre (peut-être même retenter Le marquis de Bolibar). Présentation éditeur : “Leo Perutz ressuscite, avec une maestria digne des kabbalistes qu’il met en scène, la Prague du XVIIe siècle. Quatorze tableaux pour peindre les amours merveilleuses de la belle Esther et de l’Empereur, et pour magnifier un monde extravagant, empli de bouffons, d’astrologues, d’alchimistes et de courtisans fébriles, où s’entrelacent les passions.”

Comment c’était ? Je n’ai pas été très emballée mais cela est assez logique car le contexte socio-historique ne m’intéressait pas particulièrement. En outre, les histoires hachées (les “tableaux”) ne m’ont jamais fait croire à un roman (alors que les deux derniers textes notamment témoignent bien du contraire) et j’ai eu du mal avec les personnages, en particulier les intrigues relatives au château.

Et ensuite ? J’hésite entre mes deux prochaines lectures de l’auteur que j’espère plus séduisantes que celle-ci et celle de l’an dernier.

… il a le regard si mauvais qu’il lui suffirait de regarder dans l’eau pour faire mourir les poissons.”

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Terreur – Ferdinand Von Schirach

D’où ? Le blog Des livres rances

Pourquoi le lire ? Parce que j’ai l’intention de lire toute son œuvre traduite (il ne me reste plus désormais qu’une non fiction).

Comment c’était ? Excellent, bien sûr. Cliquer sur le titre pour accéder à la chronique. 

Et ensuite ? Lire La chaleur de la raison (non fiction) et espérer de nouvelles traductions en français.

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Jeu blanc – Richard Wagamese

D’où ? Connu depuis longtemps ; certainement vu sur pas mal de blogs à sa sortie

Pourquoi le lire ? Curiosité pour un livre sur et d’un ojibwé, comme Louise Erdrich, et pour un sujet actuellement sous le feu des projecteurs.

Comment c’était ? Riche et poignant. Cliquer sur le titre pour accéder à la chronique. 

Et ensuite ? Je lirai bien Starlight, son ultime roman inachevé.

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La mer c’est rien du tout – Joël Baqué

D’où ? Offert par une amie

Pourquoi le lire ? –

Comment c’était ? Franchement pas mon style d’humour. Quand j’ai appris qu’il avait été CRS, ça m’a un peu achevée et tant pis pour le préjugé, même si mon incapacité à apprécier le texte était déjà bien établie à ce stade.

Et ensuite ? Malgré tout, je suis curieuse de son roman La fonte des glaces (je ne suis pas rancunière :p)

La mémoire comme une chatière par où vont et viennent les vivants et les morts.

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Tour d’horizon – Kathleen Jamie

D’où ? Offert par une amie

Pourquoi le lire ? –

Comment c’était ? Excellent ! J’en dirai plus dans un billet dédié dès que j’aurai le temps de poser mon cerveau.

Et ensuite ? Je lirais bien son autre livre traduit en français, Strates.

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Les courts romans, recueils de textes et BD étaient parfaitement adaptés à mes capacités de toutes sortes ; c’est le premier mois où j’ai eu le sentiment de retrouver mes marques, de ne pas être frustrée. Juillet et août devraient être différents, d’où quelques projets plus volumineux. 

Côté PAL : (c’est là que j’explique que j’écris ces billets au fil de mes lectures afin de pouvoir les publier sans trop tarder – et sans être ensevelie sous une flemme sans nom. Sauf que ce jour, 30 juin, se tenait une braderie de la médiathèque et ma visite éclair a changé la donne sur un plan statistique)

Entrées –

8 – deux SP, six achats dont quatre à la braderie (pour un total de 3,5 euros)

Sorties –

5 – les SP, un des deux achats pré-braderie, deux sorties de PAL

Bilan –

+ 3

Quand je pense que hier encore, mon bilan était – 1 et que j’étais pas mal fière de moi ! Cela dit, une de mes acquisitions plus ou moins prévues sera lue la semaine prochaine et les achats de la braderie sont affectés à la « PAL-en-cas-de-catastrophe » (comme par exemple une n-ième fermeture des librairies et biblios). En effet, si j’essaie de lire mes acquisitions au fil de l’eau, mon programme de lectures estivales est déjà dans lancé et je n’ai pas vraiment le temps d’y intercaler des livres supplémentaires. Cela dit, j’apprécie d’avoir cette PAL de secours qui reste d’un volume gérable (photo des achats de la braderie ici).

Le bilan du semestre paraîtra sous peu.

Mon challenge de l’été 2021

Comme tous les ans (hormis 2020), je n’envisageais pas d’aborder l’été sans quelques défis : pavés, vieilles envies, PAL, etc.

Par ailleurs, comme je me suis inscrite sur Livraddict ce mois-ci, j’ai trouvé deux challenges me convenant (et dont je comprends les règles) et qui s’intègrent bien avec celui visant à descendre encore un peu ma PAL. J’y ajouterai une pincée de livres de la Rentrée en septembre (mon challenge personnel court du 20 juin au 20 septembre).

Dans la catégorie « pavés de l’été », on trouve :

USA, John Dos Passos, plus de mille pages et pas une lecture facile a priori. Je souhaite le lire depuis trente ans (consigne LA : « Un livre dont vous repoussez sans cesse la lecture ») ;

L’Inconsolé, Kazuo Ishiguro, environ 900 pages, le seul livre de l’auteur que je n’ai pas encore lu, à l’exception de son dernier (qui paraît à la Rentrée en VF et que je lorgne depuis un an – consigne LA : « Un livre de plus de 500 pages »).

Auxquels s’ajoutent divers livres tirés de la PAL :

L’odeur d’un arbre sans fleurs (ex titre VF : Dispersés par le vent), Richard Flanagan, que je lirai courant août en tandem avec Ingamic (consigne LA : « Lecture commune »).

Tour d’horizon, Kathleen Jamie, un recueil de nouvelles offert par une amie l’an dernier (consigne LA : « Un livre recommandé »).

Eucalyptus, Murray Bail, un livre que je lirai en anglais (consigne LA : « L’histoire se déroule dans un pays lointain », en l’occurrence l’Australie, comme le Flanagan du reste) ;

Ensuite, on passe à la catégorie « à finir » :

La mer c’est rien du tout, Joël Baqué : un livre peu épais que je traîne depuis six mois et qui sera une priorité.

Jours redoutables, Amy Homes : un recueil de nouvelles au style pas convaincant, alors que les romans de l’autrice me plaisent beaucoup.

Et on ajoute, pour la route, une commande récente mais concernant un livre dont j’ai envie depuis plusieurs années :

Terreur, Ferdinand Von Schirach

J’ai également d’autres titres listés (voire déjà empruntés) mais plus en « bonus » qu’en lectures incontournables. Si je finis le programme détaillé ci-dessus, ce sera déjà un sacré exploit.

De plus, je compte lire quatre livres de la Rentrée (deux romans, un essai et un recueil de poésie) sur cette période. Bien sûr, je craquerai pour plein d’autres choses dans l’intervalle (j’ai déjà commencé).

Faire mes listes et procéder aux arbitrages fait partie du plaisir et je suis excitée comme une puce en pensant aux découvertes qui m’attendent !

Des envies ? Des projets ? Qu’envisagez-vous pour cet été ?

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